Basse-Normandie
mardi 29 janvier 2008
Projet éolien en mer devant Port-en-Bessin
Cinquante machines offshore pourraient fournir l'équivalent
de la consommation en éclairage de sept habitants du Calvados
sur dix.
Nous projetons d'implanter cinquante éoliennes offshore
dans la baie de Seine. Le parc s'étendra sur une vingtaine
de km2 », explique Frédéric Lanoë, directeur
de la filiale française de WPD. Sa société
internationale a déjà installé des éoliennes
au large du Danemark et de l'Allemagne. D'autres à terre,
dans le Centre et dans l'Est de la France.
Ce parc aurait une puissance de 250 MW, soit la consommation hors
chauffage de 70 % des habitants du Calvados. » Les avantages
d'être en mer sont de tous ordres. « La production
commence lorsqu'il y a 10 km/h de vent. Elle doit s'arrêter
à 120 km/h. Comme nous sommes au large, nous pouvons installer
des éoliennes plus grandes qui produisent chacune 5 Mégawatts
d'électricité au lieu de 2 à terre. »
Nos mâts sont hauts de 90 m et les trois pâles mesurent
chacune 60 m », indique Brice Cousin, ingénieur en
charge de ce projet. Soit un point culminant à 150 m au-dessus
de l'eau. Pour limiter l'impact visuel au maximum, la société
a décidé « de ne pas les implanter à
moins de 8 km du rivage. Nous ne pouvons pas dire qu'elles ne
seront pas visibles de la côte mais elles ne seront pas
visibles tous les jours. Nous ne les installerons pas devant les
sites historiques tels que le cimetière américain
de Saint-Laurent-sur-Mer ».
La société promet de ne pas gêner l'activité
des pêcheurs. « Nous avons constitué des groupes
de travail avec les pêcheurs, avec les présidents
des comités locaux des pêches... L'emplacement n'est
pas déterminé. On évitera les zones de concentration
de coquilles Saint-Jacques et les zones de chalutage. »
Les promoteurs évoquent des pistes pour faire de ce parc
une chance pour la pêche (lire ci-dessous).
À la clé, un investissement de 600 millions d'euros
avec des retombées directes pour le Département
du Calvados et les communes riveraines : une redevance annuelle
de 60 000 € à se partager.
Philippe SIMON.
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