13.03.08

Éoliennes. Vent de folie à Dinéault
Roland Charlou peut pousser un grand ouf ! de soulagement. Son
éolienne de Dinéault sest emballée
mardi matin. Hier, profitant dune fenêtre météo,
il a réussi à bloquer lengin. Plus de peur
que de mal. Mais cet incident relance le débat sur la sécurité
des éoliennes.
Lundi, alors que la tempête ravageait les côtes bretonnes,
une des quatre éoliennes de Dinéault, près
de Châteaulin (29), tournait encore. On entendait à
plusieurs kilomètres le cri des pales fendant lair
à une vitesse visiblement démesurée. Au pied
de la structure, le bruit devenait assourdissant et terriblement
inquiétant. « Un de mes collègues ma téléphoné,
lundi matin, pour me dire que mon éolienne ne sétait
pas arrêtée, raconte Roland Charlou. Il avait déjà
contacté les pompiers pour quils sécurisent
la zone ».
Un boulon manquant
Les gendarmes de la compagnie de Châteaulin ont immédiatement
bloqué tous les accès. « Cétait
ça le plus important. Après, je me suis rendu sur
place et jai voulu déclencher le système de
freinage.
Grosse bêtise. Cétait comme vouloir arrêter
un poids lourd lancé à 400 km/h », avoue le
propriétaire. Que lui restait-il comme solution ? «
Aucune. Il fallait attendre une fenêtre météo
». Celle-ci est survenue, hier en début daprès-midi.
Roland Charlou a pu monter dans la nacelle de son engin, bloquer
les pales et établir un premier diagnostic. « Je ne
suis encore sûr de rien, mais il semblerait que ce soit un
boulon de sécurité manquant sur une pièce de
contrôle qui a provoqué lincident ». Finalement,
tout sest bien terminé. Roland Charlou na constaté
que des dégâts mineurs sur son éolienne. Elle
aura tourné en surrégime pendant une journée
et demie, créant effectivement des nuisances sonores. Mais
comme le dit cette dame résidant à quelques centaines
de mètres de louvrage : « Il y avait tempête.
Cest normal. Je nétais pas inquiète ».
« Rendre les contrôles obligatoires »
Toujours est-il que cet incident relance le débat sur la
sécurité des éoliennes. Roland Charlou est
« un artisan et non un industriel », comme il aime à
le rappeler. Ce statut a dimportantes conséquences
sur les mesures de contrôle. Lui, va faire réparer
et vérifier lengin avant de relancer la production.
« La préfecture nous imposera certainement une expertise
indépendante », rajoute-t-il. Mais cela ne satisfait
pas, mais alors pas du tout, Éric Ferrec, président
de la fédération « Vent de colère »
qui relaie le message des anti-éoliens. « Plusieurs
associations locales vont porter plainte au pénal pour mise
en danger de la vie dautrui. Ce nest pas aux propriétaires
que nous en voulons. Mais aux institutions qui laissent faire ».
Lhomme souhaiterait que les sites éoliens soient classés
en sites industriels afin « de rendre obligatoire des contrôles
périodiques réalisés par la direction régionale
de lindustrie de la recherche et de lenvironnement (Drire)
ou par des organismes indépendants ». Il préconise
également « la pose de grillages autour de tous les
champs éoliens » et la limitation daccès
à ces zones. « On continue damener nos enfants
au pied de ces engins. Quand prendra-t-on conscience du danger encouru
? Si ce sont des preuves daccident quil faut, nous en
avons des tas à notre disposition ».
Vincent Lastennet
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Description de cette Initiative Partenaire :
- Faire connaître le fonctionnement d'une installation de
production d'électricité à partir d'une source
d'origine renouvelable.
- Informer les visiteurs de la place de cette énergie de
proximité
- Initier les scolaires et les étudiants aux énergies
renouvelables et mettre à disposition des enseignants un
outil pédagogique :
. brochure ma planète est en danger
. fiche de présentation des énergies renouvelables,
eau, vent et soleil.
- Informer sur les mesures prises en faveur de la protection des
milieux naturels
Organisé par :
E.A.F. - Fédération Nationale des Producteurs Indépendants
d'Electricité
Conditions de participation et lieu ou se déroulera cette
Initiative Partenaire :
le 24 et 25 mai 2003 de 14 h à 18 h, visite d'éoliennes
(adresse : NERZH AN AVEL - Butte du Menez Braz - 29150 DINEAULT)
Visite par petits groupes sous la conduite de Monsieur CORDELLE
Inscription auprès de M. CORDELLE - 02.98 41 89 64
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Une éolienne devient « folle »
à Dinéault
Une des quatre éoliennes du Menez-Braz
ne répond plus aux automates.
12.03.08


Une éolienne devient « folle » à Dinéault
Une des quatre éoliennes du Menez-Braz ne répond plus
aux automates.
La gendarmerie a sécurisé le site. L'exploitant
attend l'accalmie du vent.
Une des quatre éoliennes du Menez-Braz à Dinéault
est devenue « folle » depuis la nuit de lundi à
mardi, où les automates censés l'arrêter en
cas de tempête n'ont plus fonctionné. Installée
en 2001, cette éolienne d'occasion, qui n'avait fonctionné
que deux ans avant d'arriver ici, est contrôlée par
des automates.
« Ces automates arrêtent la machine en fonction des
coordonnées installées par le fabricant, qui comporte
plusieurs paramètres, dont la vitesse du vent, expliquait
hier après-midi Roland Charlou, propriétaire de la
machine, présent sur le site depuis le matin. Toutes les
éoliennes se sont arrêtées dans la nuit de lundi
à mardi, vers 2 h 30. Mais pour une raison qu'on ignore,
la mienne s'est remise à tourner. »
Venus sur place dès le matin, Frédéric Cordelle,
le promoteur du site et Roland Charlou, ont essayé de régler
le problème, sans succès. Prévenue, la mairie
a pris un arrêté interdisant la circulation sur les
voies et chemins jouxtant le site. Sur place, la machine tourne
vraiment très vite. « Elle est prévue pour tourner
à 40 tours par minute. Là, ça va vraiment beaucoup
plus vite », commentait Roland Charlou. Le bruit des pales
est impressionnant. A une distance de 300 m, on entend un fort bruit
de machines à laver.
Les gendarmes de Châteaulin sont présents sur le site
depuis le début de l'après-midi, et font respecter
l'arrêté municipal, afin que personne ne s'approche.
Selon les techniciens sur place, trois hypothèses se présentent
: la plus rassurante est que l'éolienne tienne le coup jusqu'à
l'accalmie, prévue cet après-midi, et que l'on puisse
arrêter les pales.
Les autres sont moins réjouissantes : soit les pales cèdent,
« mais elles ne seront pas projetées très loin,
une centaine de mètres tout au plus ». Soit le mât
plie. Soit les boulons qui la scellent cèdent, et l'éolienne
tombe à terre. Les premières maisons riveraines, à
300 m, ne risquent rien. Il ne faut surtout pas s'approcher du site.
P.A.
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