Le canton de Saint-Ciers est la première
zone d'étude de développement éolien sur la
région Aquitaine
Edition de GIRONDE BLAYAIS
Mercredi 23 Janvier 2008
CDC DE L'ESTUAIRE.
Le canton de Saint-Ciers est la première zone d'étude
de développement éolien sur la région Aquitaine
Blayais
CDC DE L'ESTUAIRE. Dans le sens du vent
«Cela fait trois ans que cette réflexion est lancée.
Nous sommes arrivés à la phase de bouclage du dossier
et ce soir c'est le travail affiné qui vous sera présenté
: l'Aquitaine n'a aucune éolienne, et notre canton est la
première zone d'étude de développement éolien.
Cette étude de préfaisabilité nous permettra
d'établir une ZDE (Zone de développement éolien)
sur notre territoire », déclarait le député
Philippe Plisson, mardi soir 15 janvier, à la salle des fêtes
de Reignac, lors de la présentation publique de ce projet
d'étude, en présence d'Alain Gandré, maire
de Reignac, et des représentants des cabinets d'étude
retenus : Valorem et Conexia. Ces derniers ont présenté
au public le projet finalisé. « Ici, on est dans la
préfaisabilité, déclarait Cyrille Gourmelon
du cabinet d'étude. Le premier point était la définition
des contraintes techniques et environnementales avec des zones de
protections spéciales : les zones à 500 mètres
des habitations, les zones de radars, etc. On a constaté
que 90 % du territoire n'était pas apte à recevoir
des implantations de type grands éoliens. »
Composition d'un paysage.
Le second aspect était l'analyse des paysages et la possibilité
d'envisager le principe de composition d'un paysage de grands et
petits éoliens. Puis dans le même axe de tenir compte
de la sensibilité de la population au paysage et site remarquable.
Le cabinet a exclu des ZDE les zones pour leur sensibilité
sociale et paysagère, comme les marais de Saint-Simon ou
de Saint-Ciers. Avec ce cumul de contraintes, il restait quelques
poches permettant d'arriver à établir un projet de
ZDE sur un territoire plus réduit : trois zones ont été
définies (voir « Sud Ouest » du 8 janvier). «
Ce projet est remarquable et c'est une première dans notre
canton car il sera un projet pilote de part la grandeur de sa taille
», rajoutait Philippe Plisson. La demande de ZDE sera déposée
à la préfecture. Et si elle est instaurée par
arrêté préfectoral, un calendrier pourra alors
être établi qui couvrira une période de quatre
ans, la première année étant destinée
à l'étude des vents. Au fil de la réunion,
la discussion s'est tournée vers des questions concernant
la proximité des éoliennes et des habitations ou des
monuments du patrimoine historique, les problèmes de nuisances
sonores, le vent et sa présence dans les zones choisies,
le coût d'une telle opération avec l'intervention musclée
d'Eddie Puyjalon et Jacky Jonchère, représentants
du CPNT, qui ne remettent pas en cause le projet, mais qui s'interrogent
sur son bien-fondé.
Consensus local.
Le député Philippe Plisson rétorquait en concluant
le débat que « nous sommes dans une logique du pour
ou contre l'éolien. Ici, la population n'a pas manifesté
d'opposition et nous avons l'unanimité des onze communes
pour donner la compétence ''éolienne'' à la
Communauté de communes de l'estuaire. L'État, le Conseil
général et le Conseil régional nous soutiennent.
Un consensus local est là pour avancer vers une démarche
de diversification des énergies », concluait le député.
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