Jeudi 3 avril
SUDOUEST.COM
JUSTICE. --Le tribunal pourrait rejeter le projet de parc
de cinq éoliennes
proposé par la Société française
d'éoliennes à Saint-Germain-de-Marencennes
Un projet qui pourrait tourner court:
Armand Berthomé
Le premier permis de construire, accordé en Charente-Maritime
par le préfet, date du 26 septembre 2003. Il permettait
à la Société GER d'implanter d'un parc
de six éoliennes. N'ayant pas été suivi
par les banques, ce projet a été racheté
par la Société française d'éoliennes
(SFE). La structure a, d'ailleurs, modifié le projet
en le transformant en un parc de cinq éoliennes, prenant
en compte la trop grande proximité des habitations.
Pétitions et réunion publique. Une décision
qui n'a pas suffi à rassurer les riverains qui, avec
le soutien de Vent de Contraste en Pays d'Aunis, organisaient
une réunion publique, faisaient circuler une pétition,
informaient la presse et organisaient un référendum
conduit par la mairie.
Autant d'initiatives qui ont poussé le préfet
de l'époque à demander un permis modificatif et
une nouvelle enquête publique. Le commissaire enquêteur
concluait alors par un avis défavorable, de même
que la commission de la nature des paysages et des sites.
Le préfet refusait donc le permis de construire pour
« atteinte à la salubrité publique »
(nuisances sonores). Devant cette situation, la SFE déposait
un recours en annulation « du refus tacite » au
Tribunal administratif de Poitiers.
Lors de l'audience du 27 mars, le commissaire du gouvernement
rendait son avis : il demandait au tribunal que le projet de
la Société française d'éoliennes
soit refusé, donnant ainsi raison au Préfet. Une
décision qui, si elle était suivie par le tribunal,
ferait plaisir aux riverains.