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10 000 éoliennes géantes
: Aucune diminution significative des émissions de CO2 de
la France
Suite à la note d'information "L'éolien
contribue à la diminution des émissions de CO2 "
diffusée par le MEDAD (Ministère de l'Ecologie, du
Développement & de l'Aménagement Durable) et l'ADEME
(Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie),
la FED (Fédération Environnement Durable) et la FNASSEM
(Fédération Nationale des Associations de Sauvegarde
des Sites et Ensembles Monumentaux) maintiennent leurs déclarations
et en appellent maintenant à l'arbitrage du Président
de la République.
Depuis plusieurs années, l'ADEME tente de faire croire que
l'éolien industriel est la principale technologie permettant
à la France de réduire ses émissions de CO2
pour répondre à ses engagements vis-à-vis des
accords de KYOTO. De fait, sa plaquette grand public "Une énergie
dans l'air du temps, les éoliennes" assène qu'1
MégaWatt éolien remplace 1 MégaWatt d'origine
thermique "c'est autant d'émission de gaz à effet
de serre en moins".
Ces opérations récurrentes de propagande ont marqué
l'inconscient des Français, puisque pendant le Grenelle de
l'Environnement le SER (Syndicat professionnel des Energies Renouvelables)
a commandé un sondage faisant ressortir que 61% d'entre eux
pensent que l'éolien industriel est intéressant pour
lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.
Or le bilan prévisionnel 2007 du RTE (Réseau de Transport
d'Electricité) indique formellement qu'un déploiement
massif de l'éolien industriel ne peut se substituer qu'à
environ 20% de la puissance thermique nationale. D'autre part, le
CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d'Etude de la Pollution
Atmosphérique), comptant EDF dans son conseil d'administration,
indique que la production électrique française est
responsable de seulement 6% des émissions de CO2 du pays.
Si bien qu'un déploiement massif de l'éolien industriel
en France ne parviendrait à diminuer les émissions
nationales de CO2 que de seulement environ
1% (20% de 6%).
Et moins encore si comme le précise le RTE, plus le parc
éolien croît, plus il faut d'équipements thermiques
pour stabiliser la variabilité de sa production.
Malgré ce si faible bénéfice environnemental
et un coût de plusieurs milliards d'Euros par an payable par
les citoyens-consommateurs français, le Ministre de l'Environnement
s'apprête à soumettre au Parlement une Loi de programmation
comportant 25 000 MW éoliens (9 à 10 000 éoliennes
géantes) qui saccagerait lourdement le patrimoine naturel
et culturel de la France.
Seules les pratiques et technologies d'économie d'énergie
peuvent réellement permettre de diminuer significativement
les émissions de CO2 du secteur énergétique
de la France.
Tirant les conclusions du Grenelle de l'environnement, le Président
de la République avait annoncé une priorité
à la défense de la nature et du patrimoine tout en
précisant que les éoliennes devaient être cantonnées
dans les friches industrielles. L'application évidente de
sa politique consiste à supprimer l'obligation actuelle faite
à EDF d'acheter l'électricité éolienne
à un prix exorbitant si elle est produite en dehors de friches
industrielles.
Avant que cette hérésie du Développement &
Aménagement Durables ne dégrade pour rien l'un des
pays les plus appréciés du Monde, la FED et la FNASSEM
demandent l'arbitrage du Président de la République.
Contacts presse :
FED - Jean-Louis Butré : 06.80.99.38.08 -
contact@environnementdurable.net
FNASSEM - Kléber Rossillon : 06.07.21.88.64
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