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06 .03.2010
AUDE: Névian
CONDAMNATION CIE DU VENT
Le juge ordonne la démolition de quatre éoliennes du parc
de Névian
LANGUEDOC-ROUSSILLON 11 AUDE 11200 Névian
LINDEPENDANT
06.03.2010
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-06/un-jugement-fracassant-141071.php
Edition du 06 03 2010
Région Un jugement fracassant
Tribunal de Grande Instance de
Montpellier, 4 février 2010. Pour la première fois
en droit français, le juge dit que l'installation d'un
parc éolien important, en surplomb d'un domaine viticole,
constitue pour les propriétaires un trouble anormal de
voisinage par la dégradation du paysage, par les nuisances
auditives et la dépréciation foncière qui
en résultent. Dans cette affaire, il a reconnu le trouble
anormal de voisinage et a ordonné la démolition
de quatre éoliennes et condamné la Compagnie du
Vent à verser une somme avoisinant les 500 000 euros, au
titre des dommages intérêts et de la moins value
estimée de la propriété
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
LANGUEDOC-ROUSSILLON 11 AUDE 11200 Névian
LINDEPENDANT
06.03.2010
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-06/le-juge-ordonne-la-demolition-de-quatre-eoliennes-du-parc-de-nevian-141067.php
Edition du 06 03 2010
AUDE Le juge ordonne la démolition de quatre éoliennes
du parc de Névian

© Philippe Leblanc
Aude. Après une âpre bataille d'expert, une famille
narbonnaise, propriétaire du domaine de Bouquignan a gagné
le 4 février dernier un procès contre la Compagnie
du Vent, l'exploitant du parc éolien de Névian.
Le TGI a reconnu les nuisances visuelles et sonores des 4 éoliennes
qui jouxtent le domaine.
S' il est des décisions qui font du bruit,
c'est bien celle-ci : le tribunal de grande instance de Montpellier
vient de donner raison à une famille propriétaire
viticole, dont les bâtiments sont surplombés par
le parc de 21 éoliennes de Névian. Non seulement
il ordonne la démolition des quatre aérogénérateurs
les plus proches des habitations, mais en plus il condamne l'exploitant
du parc, La Compagnie de Vent, à payer une somme considérable
à la famille vigneronne, près de 500 000 euros .
Le tribunal a tenu compte du préjudice subi mais aussi
de la moins value foncière de la propriété.
Une première dans le contexte très tendu des installations
de parcs éoliens. Car le juge va loin et assortit sa condamnation
d'une force exécutoire du volet financier, ce qui impose
à l'exploitant de payer la somme due, même si, et
c'est le cas, il fait appel de ce jugement ! En revanche, la démolition
n'interviendra que si la cour d'appel confirme le jugement de
première instance. Les parcs éoliens sont soumis
à des vents contraires : d'un côté, ils sont
encouragés par les politiques gouvernementales environnementales
successives, d'autre part ils sont systématiquement attaqués
devant la justice. La voie classique est l'action en annulation
du permis auprès du juge administratif. Ce fut également
le cas ici. En vain. Mais la nouveauté en l'espèce,
c'est la demande faite par cette famille de propriétaire
devant une juridiction civile, le TGI de Montpellier. David contre
Golitah ? La demande au départ paraissait ahurissante :
il s'agissait d'obtenir la démolition du parc éolien
dans son ensemble et de condamner l'exploitant éolien à
payer 400 000 euros de dommages intérêts...
Une affaire hors normes
Il y a neuf ans, la famille Narbonnaise propriétaire du
domaine de Bouquignan, située sur la commune de Bizanet
avait attaqué en référé "La Compagnie
du Vent", protestant contre l'édification de son parc
éolien de Névian. Afin de mesurer l'impact du préjudice
esthétique et sonore mis en avant par la famille gênée
par les éoliennes, le juge du TGI de Narbonne avait désigné
un expert indépendant, qui fut également chargé
de faire estimer par un autre spécialiste la valeur foncière
de la propriété.
Pour sa part, le Compagnie du vent a rappelé les conclusions
de sa propre étude d'impact, et a souligné qu'elle
avait obtenu toutes les autorisations administratives requises
(modification du POS de Névian, permis de construire, autorisation
préfectorale...) et que parallèlement à l'action
civile, le tribunal administratif de Montpellier avait confirmé
la validité du permis de construire. A l'audience du TGI
de décembre dernier, l'avocat de l'exploitant éolien,
Maître Gassenbach, du barreau de Paris, a exhumé
une jurisprudence selon laquelle les propriétaires qui
bénéficient d'avantages comme une vue dégagée
ou un ensoleillement, ne peuvent prétendre à un
droit acquis. "Les propriétaires de Bouquignan depuis
1929 ne peuvent exiger que le paysage demeure en l'état,
la vue sur un horizon totalement dégagée n'est pas
un droit acquis". La compagnie du Vent atteste par ailleurs
que le rapport de l'Académie de médecine est actuellement
contesté, et s'appuie sur ses études acoustiques
pour nier le trouble sonore. La famille propriétaire, défendue
par Maître Pech de Laclause, a balayé cet argument
: "En l'espèce, la construction d'une centrale de
21 éoliennes sur une crête mesurant plus de 72 m
de haut, en pleine campagne à l'aplomb d'une maison d'habitation
constitue bien un trouble anormal de voisinage, et cette pollution
visuelle gâche la jouissance quotidienne des lieux et excède
la mesure ordinaire des obligations de voisinage". Le tribunal
a retenu que la totalité des rapports aboutissait au même
constat : les éoliennes causent des nuisances auditives.
Ce jugement, s'il était confirmé en appel aurait
force de jurisprudence. En attendant, ce jugement devrait provoquer
une onde de choc dans les autres parcs éoliens.
V.D.
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des lecteurs.
Rappelons ici que la Compagnie du Vent a déjà
eu des problèmes avec son site d'éoliennes industrielles
de Névian (et ceux de Sigean, Port-la-Nouvelle et Roquetaillade,
autres communes audoises) : elle ne voulait pas payer les cotisations
de taxe foncière sur les propriétés bâties
: voir jugement du Conseil d'Etat ci-après :
CONSEIL D'ETAT Statuant au contentieux
N° 307966
SA LA COMPAGNIE DU VENT
M. Jérôme Michel Rapporteur
Mme Nathalie Escaut Commissaire du gouvernement
Séance du 1er décembre 2008
Lecture du 31 décembre 2008
Vu, le pourvoi sommaire et le mémoire complémentaire,
enregistrés les 27 juillet et 29 octobre 2007 au secrétariat
du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour
la SA LA COMPAGNIE DU VENT dont le siège social est situé
650, rue Louis Lépine à Montpellier (34000), représentée
par son gérant en exercice ; la SA LA COMPAGNIE DU VENT
demande au Conseil d'Etat :
" 1°) d'annuler le jugement en date du 10 mai 2007 par
lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté
ses demandes tendant à la décharge des cotisations
de taxe foncière sur les propriétés bâties
auxquelles elle a été assujettie au titre des années
2002, 2003 et 2004 dans les rôles de la commune de Roquetaillade,
des années 2003 et 2004 dans les rôles des communes
de Port-La-Nouvelle et de Sigean et au titre de l'année
2003 dans les rôles de la commune de Névian ;
" 2°) réglant l'affaire au fond, de prononcer
la décharge de ces impositions ;
" 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme
de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1
du code de justice administrative ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de
l'homme et des libertés fondamentales et son premier protocole
additionnel ;
Vu le code général des impôts et le livre
des procédures fiscales ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
" le rapport de M. Jérôme Michel, Maître
des Requêtes,
" les observations de la SCP Gatineau, Fattaccini, avocat
de la SA LA COMPAGNIE DU VENT ;
" les conclusions de Mme Nathalie Escaut, Commissaire du
gouvernement ;
Considérant qu'il ressort des pièces du dossier
soumis aux juges du fond que la SA LA COMPAGNIE DU VENT exploite
sur les communes de Névian, Sigean, Port-La-Nouvelle et
Roquetaillade des parcs d'éoliennes ; que l'administration
a imposé à la taxe foncière sur les propriétés
bâties les socles en béton supportant les mâts
des éoliennes en estimant que ces socles, indépendant
des parties mécaniques et électriques ainsi que
du mât, constituaient des ouvrages en maçonnerie
entrant dans le champ du 1° de l'article 1381 du code général
des impôts ; que la société se pourvoit en
cassation contre le jugement en date du 10 mai 2007 par lequel
le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté ses demandes
tendant à la décharge des cotisations de taxe foncière
sur les propriétés bâties auxquelles elle
a été assujettie au titre des années 2002,
2003 et 2004 dans les rôles de la commune de Roquetaillade,
des années 2003 et 2004 dans les rôles des communes
de Port-La-Nouvelle et Sigean et au titre de l'année 2003
dans les rôles de la commune de Névian ;
Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article
1381 du code général des impôts : " Sont
également soumis à la taxe foncière sur les
propriétés bâties : 1° Les installations
destinées à abriter des personnes ou des biens ou
à stocker des produits ainsi que les ouvrages en maçonnerie
présentant le caractère de véritables constructions
tels que, notamment, les cheminées d'usine, les réfrigérants
atmosphériques, les formes de radoub, les ouvrages servant
de support aux moyens matériels d'exploitation..."
;
Considérant, en premier lieu, que le Tribunal administratif,
qui a pris en compte la nature des ouvrages, leur importance et
leur fixation au sol à perpétuelle demeure, n'a
pas commis d'erreur de droit ni d'erreur de qualification juridique
des faits ni entaché son jugement d'insuffisance de motivation
en jugeant, après avoir souverainement relevé que
les installations éoliennes appartenant à la SA
LA COMPAGNIE DU VENT étaient composées d'un socle
en béton, de grande dimension et dont la réalisation
avait nécessité des moyens matériels et financiers
importants, et d'un mât surmonté d'une partie mécanique
générant de l'électricité, que ces
socles devaient être regardés comme des ouvrages
en maçonnerie présentant le caractère de
véritables constructions au sens du 1° de l'article
1381 du code général des impôts précité
;
Considérant, en second lieu et d'une part, que si, par
un jugement en date du 30 mars 2000, le Tribunal administratif
de Montpellier avait prononcé la décharge des cotisations
de taxe foncière sur les propriétés bâties
auxquelles la SA LA COMPAGNIE DU VENT avait été
assujettie au titre des années 1996 à 1999 à
raison des cinq aérogénérateurs qu'elle exploite
sur le territoire de la commune de Port-La-Nouvelle, le litige
soumis au Tribunal portait sur l'assujettissement à cette
taxe des aérogénérateurs et non sur celui
des socles en béton supportant les installations éoliennes
; que, par suite, et alors au surplus que les présentes
demandes portaient sur les années postérieures et
en outre pour des socles en béton nouvellement installés
sur le territoire de la commune de Port-La-Nouvelle mais aussi
celui des communes de Roquetaillade, Sigean et Névian,
en jugeant que la SA LA COMPAGNIE DU VENT ne pouvait utilement
soutenir que ce jugement la dispensait de souscrire les déclarations
prévues par les articles 1406 et 1502 du code général
des impôts et relatives à ces socles ainsi qu'elle
y avait été invitée par l'administration
et faisait obstacle à l'application par le service des
dispositions de l'article 1508 du même code permettant l'émission
de rôles particuliers en cas de rectifications pour insuffisance
d'évaluation résultant notamment du défaut
de ces déclarations, le Tribunal administratif n'a pas,
en tout état de cause, porté atteinte au principe
de sécurité juridique ; que, d'autre part, le moyen
tiré de ce que le Tribunal aurait méconnu le principe
d'espérance légitime en l'existence d'une créance
garanti par l'article 1er du premier protocole additionnel à
la convention européenne des droits de l'homme et des libertés
fondamentales est nouveau en cassation et, par suite, irrecevable
;
Considérant qu'il résulte de ce qui précède
que la SA LA COMPAGNIE DU VENT n'est pas fondée à
demander l'annulation du jugement attaqué ; que, par voie
de conséquence, il y a lieu de rejeter ses conclusions
tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de
justice administrative ;
DECIDE :
Article 1er : Le pourvoi de la SA LA COMPAGNIE DU VENT est rejeté.
Article 2 : La présente décision sera notifiée
à la SA LA COMPAGNIE DU VENT et au ministre du budget,
des comptes publics et de la fonction publique.
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CONDAMNATION CIE DU VENT
A cause de l'importance de cette affaire, voici la totalité
de ce qui a paru dans le quotidien L'INDEPENDANT. Jusqu'à
présent, rien dans les 2 autres quotidiens régionaux,
MIDI LIBRE et LA DEPECHE.
LANGUEDOC-ROUSSILLON 11 AUDE 11200 Névian
LINDEPENDANT
06.03.2010
1
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-06/le-juge-ordonne-la-demolition-de-quatre-eoliennes-du-parc-de-nevian-141065.php
Fait du jour
Edition du 06 03 2010
NARBONNE
Le juge ordonne la démolition de quatre éoliennes
du parc de Névian

©
Après une âpre bataille d'expert, une famille narbonnaise,
propriétaire du domaine de Bouquignan a gagné le 4
février dernier un procès contre la Compagnie du Vent,
l'exploitant du parc éolien de Névian. Le TGI a reconnu
les nuisances visuelles et sonores des 4 éoliennes qui jouxtent
le domaine.
S' il est des décisions qui font du bruit, c'est bien celle-ci
: le tribunal de grande instance de Montpellier vient de donner
raison à une famille propriétaire viticole, dont les
bâtiments sont surplombés par le parc de 21 éoliennes
de Névian. Non seulement il ordonne la démolition
des quatre aérogénérateurs les plus proches
des habitations, mais en plus il condamne l'exploitant du parc,
La Compagnie de Vent, à payer une somme considérable
à la famille vigneronne, près de 500 000 euros . Le
tribunal a tenu compte du préjudice subi mais aussi de la
moins value foncière de la propriété.
Une première dans le contexte très tendu des installations
de parcs éoliens. Car le juge va loin et assortit sa condamnation
d'une force exécutoire du volet financier, ce qui impose
à l'exploitant de payer la somme due, même si, et c'est
le cas, il fait appel de ce jugement ! En revanche, la démolition
n'interviendra que si la cour d'appel confirme le jugement de première
instance. Les parcs éoliens sont soumis à des vents
contraires : d'un côté, ils sont encouragés
par les politiques gouvernementales environnementales successives,
d'autre part ils sont systématiquement attaqués devant
la justice. La voie classique est l'action en annulation du permis
auprès du juge administratif. Ce fut également le
cas ici. En vain. Mais la nouveauté en l'espèce, c'est
la demande faite par cette famille de propriétaire devant
une juridiction civile, le TGI de Montpellier. David contre Golitah
? La demande au départ paraissait ahurissante : il s'agissait
d'obtenir la démolition du parc éolien dans son ensemble
et de condamner l'exploitant éolien à payer 400 000
euros de dommages intérêts... Une affaire hors normes
Il y a neuf ans, la famille Narbonnaise propriétaire du domaine
de Bouquignan, située sur la commune de Bizanet avait attaqué
en référé "La Compagnie du Vent",
protestant contre l'édification de son parc éolien
de Névian. Afin de mesurer l'impact du préjudice esthétique
et sonore mis en avant par la famille gênée par les
éoliennes, le juge du TGI de Narbonne avait désigné
un expert indépendant, qui fut également chargé
de faire estimer par un autre spécialiste la valeur foncière
de la propriété.
Pour sa part, le Compagnie du vent a rappelé les conclusions
de sa propre étude d'impact, et a souligné qu'elle
avait obtenu toutes les autorisations administratives requises (modification
du POS de Névian, permis de construire, autorisation préfectorale...)
et que parallèlement à l'action civile, le tribunal
administratif de Montpellier avait confirmé la validité
du permis de construire. A l'audience du TGI de décembre
dernier, l'avocat de l'exploitant éolien, Maître Gassenbach,
du barreau de Paris, a exhumé une jurisprudence selon laquelle
les propriétaires qui bénéficient d'avantages
comme une vue dégagée ou un ensoleillement, ne peuvent
prétendre à un droit acquis. "Les propriétaires
de Bouquignan depuis 1929 ne peuvent exiger que le paysage demeure
en l'état, la vue sur un horizon totalement dégagée
n'est pas un droit acquis". La compagnie du Vent atteste par
ailleurs que le rapport de l'Académie de médecine
est actuellement contesté, et s'appuie sur ses études
acoustiques pour nier le trouble sonore. La famille propriétaire,
défendue par Maître Pech de Laclause, a balayé
cet argument : "En l'espèce, la construction d'une centrale
de 21 éoliennes sur une crête mesurant plus de 72 m
de haut, en pleine campagne à l'aplomb d'une maison d'habitation
constitue bien un trouble anormal de voisinage, et cette pollution
visuelle gâche la jouissance quotidienne des lieux et excède
la mesure ordinaire des obligations de voisinage". Le tribunal
a retenu que la totalité des rapports aboutissait au même
constat : les éoliennes causent des nuisances auditives.
Ce jugement, s'il était confirmé en appel aurait force
de jurisprudence. En attendant, ce jugement devrait provoquer une
onde de choc dans les autres parcs éoliens.
2
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-06/justice-140747.php
Edition du 06 03 2010
UNE Justice
Aude : éoliennes en sursis Saisie par un propriétaire
viticole de Névian, près de Narbonne, qui poursuivait
la Compagnie du Vent, la justice a ordonné la démolition
des quatre éoliennes les plus proches du domaine.
3
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-06/un-rapport-qui-derange-141070.php
Edition du 06 03 2010
Région Un rapport qui dérange
Le rapport de l'expert judiciaire en 2005 fait état "
d' un trouble anormal de voisinage par des nuisances visuelles et
acoustiques". Il note que ce domaine étendu sur 177
ha de vignes, de garrigue et de pinède est un site unique,
relié par un chemin de terre de 2 km, l'ensemble conférant
aux bâtiments "l'aspect et la sérénité
d'une abbaye". L'expert observe que "la découverte
depuis l'intérieur du domaine de la présence des quatre
dernières éoliennes peut laisser perplexe par le contraste
bucolique qu'offre la propriété dans son écrin
végétal". Selon l'expert, "l'installation
de ces éoliennes sur une crête modifie de façon
anormale le paysage cassant les horizons" et les aérogénérateurs
"génèrent un bruit anormal". On sait que
l'Académie Nationale de Médecine a étudié
le caractère irrégulier des signaux sonores émis
par les machines et a recommandé que toute habitation soit
construite à 1 500 m d'un parc d'une puissance supérieure
à 2,5 MW. Bouquignan étant à 600 m, l'expert
conclut à un trouble auditif aggravé. Une note du
rapport d'expertise estime à 20 % la moins value sur la propriété
résultant de la présence des éoliennes
4
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-06/le-tribunal-ordonne-leur-d-molition-140740.php
UNE
Edition du 06 03 2010
UNE LE TRIBUNAL ORDONNE LEUR DÉMOLITION
©
Quatre éoliennes en sursis à Névian
Le propriétaire du domaine de Bouquignan a gagné son
procès contre la C ie du Vent. Le tribunal ordonne la démolition
des 4 éoliennes les plus proches du domaine. La Compagnie
du vent devra aussi verser près de 500 000 euros de dommages.
Eurorégion, P. 30 Le parc de Névian, qui compte actuellement
21 éoliennes, n'avait jamais été menacé.
Cette décision pourrait faire jurisprudence. Photo Ph. L
5
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-06/un-jugement-fracassant-tribunal-de-grande-instance-de-montpellier-4-fevrier-2010-140937.php
Edition du 06 03 2010
NARBONNE Un jugement fracassant Tribunal de Grande Instance de Montpellier,
4 février 2010.
Pour la première fois en droit français, le juge
dit que l'installation d'un parc éolien important, en surplomb
d'un domaine viticole, constitue pour les propriétaires un
trouble anormal de voisinage par la dégradation du paysage,
par les nuisances auditives et la dépréciation foncière
qui en résultent. Dans cette affaire, il a reconnu le trouble
anormal de voisinage et a ordonné la démolition de
quatre éoliennes et condamné la Compagnie du Vent
à verser une somme avoisinant les 500 000 euros, au titre
des dommages intérêts et de la moins value estimée
de la propriété
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