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merci de lire l'artice directement sur le jpournal du web:http://www.clicanoo.com/article.php3?id_article=121504 [25 janvier 2006]
LA PEUR DE SA VIE Le père de famille raconte ce quil a vécu samedi soir : Jai vu des éclairs et des étincelles qui semblaient converger au sommet dun mât pour constituer ensuite une sorte de boule de lumière en forme de huit. Le phénomène sest produit trois ou quatre fois de suite sur plusieurs mâts, en prenant à chaque fois la direction du sens descendant vers la mer. Je suis rentré pour débrancher mes appareils électriques car nous avons déjà connu la triste expérience dun premier orage du même genre qui a endommagé notre ordinateur en octobre. Pris de peur, Dany Gonthier a quitté son domicile samedi pour se réfugier chez des amis. Jean-Erick et Odile Boyer habitent plus bas : Il était exactement 18 h 15. Pas de grosses pluies. Il farinait un peu mais les tonnerres grondaient fort. Tout à coup, une boule de feu est tombée dans la cour, sectionnant le tronc de bananier puis dans la salle de jeux, juste derrière mon fils qui jouait au billard avec des amis. Tous les fusibles ont grillé, le compteur a disjoncté mais quelques appareils ont été quand même endommagés. La foudre a aussi frappé un poteau de ligne téléphonique dont le boîtier a volé en éclats. Lélectricité et le téléphone étaient coupés pendant des heures. Nous avions dû annuler la soirée pizza prévue pour les jeunes car tout le monde était paniqué. Mme Bénard, elle aussi, a eu la peur de sa vie : Déjà jai une phobie de lorage. Débrancher les appareils était devenu un réflexe chez moi. Les tonnerres étaient de plus en plus menaçants. Jai alors pris ma voiture et je suis partie. Arrivée au niveau de la RN2, jai vu des espèces détincelles et de décharges faisant des zig zag sur les poteaux et glissant le long des fils électriques ainsi quau-dessus de lantenne de la station de Radio Est (ndlr : où le standard aurait été endommagé). Les Ponambalom nont pas été épargnés. Nous avons tout débranché mais au moment fort de lorage, des étincelles étaient toujours visibles au niveau des prises électriques. Notre live-box a grillé. Il en était de même pour Bertrand Turpin qui na pas eu le temps de tout débrancher. La liste des matériels endommagés est importante : modem dordinateur, filtre ADSL, réfrigérateur... Chez dautres familles, cest la télé qui était bousillée suite à lorage. Les Técher, qui sont un peu éloignés du champ déoliennes pour leur part, déclarent navoir subi aucun dégât. Nous avons juste aperçu de loin les éclairs. Bref, les témoignages recueillis dans chaque foyer convergent parfaitement : lheure, la description des boules de feu, les dégâts quelles ont occasionnés sur les matériels électroménagers... Ils sont aussi unanimes à dire que les orages nétaient jamais aussi violents à Sainte-Rose avant. Et de conclure : Ces phénomènes sont forcément liés à la présence du parc éolien. PLAINTE CONTRE X À croire que même couchées, les éoliennes font du tort aux habitants du chemin Lacaisse qui nont eu de cesse de dénoncer dautres gênes depuis début 2005, date dinstallation des éoliennes : bruits, érosion entraînant des dégradations des champs de canne avoisinant... Ces dernières ayant fait lobjet dune plainte contre X. Laffaire qui devrait passer devant le tribunal demain, 26 janvier, sera reportée au 6 février. Les riverains regroupés au sein de lassociation de défense de lenvironnement de la Réunion (Ader) demandent aujourdhui la remise en état du site, par la voix de son président Dominique Ponambalom : Nous attendons toujours les résultats dune étude dimpact menée par lorganisme Gamba Acoustic, qui devaient être rendus depuis juillet de lannée dernière. Nous pensons que les promoteurs du projet de Siif Énergies devenu Énergies Nouvelles sont déjà en possession de ces résultats qui ne leur sont pas favorables, car dépassant sûrement le seuil de bruit autorisé. Ils attendent que la société (ndlr : Vergnet) qui leur a vendu les éoliennes, apporte les améliorations nécessaires pour camoufler les bruits des appareils. Mais le courant ne passe plus entre les deux sociétés. Il ne reste plus aujourdhui quà remettre le site en son état initial. En plus de la pollution visuelle quil représente, le cimetière de ferrailles que nous avons là, constitue non seulement une gêne considérable pour les terres agricoles mais aussi un réel danger pour les riverains en raison de cet effet paratonnerre. À bon entendeur. Pana Reeve Remise en état obligatoire selon le Code général des mines Visiblement prête à enterrer définitivement le projet éolien, lAder parle déjà de cimetière de ferrailles et de friches industrielles même si lon nest pas encore parvenu à cette extrémité. Lassociation évoque par ailleurs une note de la fédération nationale Vent de Colère à laquelle elle est affiliée : Il est constant en France que les friches industrielles perdurent pendant des décennies au mépris des dispositions explicites du Code général des mines qui rendent obligatoires la remise du terrain dans son état primitif pour toute cessation dexploitation industrielle (...). La remise en état du terrain doit concerner non seulement ce qui est visible (les éoliennes proprement dites) mais aussi ce qui est enfoui dans le sol comme les canalisations électriques et socles bétonnés pour les fondations. La foudre, second incident Lextrait dun rapport technique du Conseil général des mines à Paris indique que la foudre constitue la seconde cause des incidents dus aux éoliennes (ndlr : après la perte dune pale, la première cause). Le mât lui-même, malgré ses protections, peut être foudroyé avec des conséquences en général sur tout le matériel électrique et être à lorigine dun incendie. Concernant les risques liés à lincident, le même rapport précise que la zone de risque de choc électrique résultant de laction de la foudre se limite aux abords immédiats de léolienne. Examen au cas par cas chez EDF Les personnes ayant subi des dégâts au niveau de leurs appareils électriques sont invitées par EDF à leur adresser une lettre expliquant les problèmes quils ont rencontrés. EDF promet de répondre à ses clients après avoir étudié le bien-fondé de chaque cas. Ceux qui sont assurés, pour leur part, doivent contacter leur compagnie.
Serge Borchiellini, directeur de Vergnet Océan Indien, ne veut apparemment
plus entendre parler des éoliennes de Sainte-Rose : Notre société
na plus rien à voir là dedans. Nous avons vendu les éoliennes
aux responsables du projets qui en sont aujourdhui les propriétaires.
Il faut vous adresser à la société Siff. Vergnet
ne se sentirait donc pas concerné par les études dimpact
menées par Gamba Acoustic. Quant aux mâts en acier attirant la
foudre, il répond : Chaque éolienne est équipée
dun parafoudre. Mais dans le cas despèce, le dispositif
nest pas opérationnel car les éoliennes sont à terre.
Quant aux mâts pointés vers le ciel, M. Borchiellini fait savoir
quils ont exactement la même composition que les autres pylônes
dEDF quon voit partout (en acier) et que si la foudre y est attirée,
par leffet paratonnerre évoqué, elle tombe sur les appareils
et non dans les domiciles des riverains. En tout cas, de mémoire
de Sainte-Rosiens, les familles déclarent navoir jamais connu
dorages aussi violents, accompagnés de tonnerre et de dégâts
matériels, avant que les dames de fer ne soient installées.
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