Communiqué de " Vent de Colère ! " sur le vote d'amendements
au projet de Loi d'orientation sur l'Energie et les déclarations du
SER.
17 mars 2005
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NOS REACTIONS AUX AMENDEMENTS ADOPTES :
Supprimer la limite des 12 MW et privilégier les grands parcs ne
changera en rien le bilan énergétique calamiteux de l'éolien
industriel, un véritable désastre économique pour l'Etat
et les consommateurs, un saccage paysager et une imposture écologique.
Le bénéfice de l'obligation d'achat d'électricité
sera réservé aux parcs de forte puissance, " à
la condition qu'ils soient situés dans des zones de développement
éolien identifiées par le Ministère chargé de
l'Energie ", nous interpelle sur la vocation de ce Ministère
à prendre en charge la défense des paysages !
Pour Vent de Colère ! La solution au problème, c'est de ramener
au prix du marché, le tarif de rachat de l'électricité
d'origine éolienne, ce qui revient à abroger l'arrêté
Pierret / Cochet.
L'EMPLOI DANS L'EOLIEN :
Il faut bien entendu ne considérer que les emplois permanents. L'ouvrier
qui coule le béton d'un socle n'aura plus de travail dans l'éolien
une fois les machines en fonction. Il en est de même pour le collaborateur
qui rédige l'étude d'impact chez un promoteur. Il reste les
équipes de maintenance dans l'hypothèse d'un éolien
industriel massif en France (hypothèse qui est pour l'instant loin
d'être d'actualité). La surveillance des centrales éoliennes
se fait à distance et un opérateur qui peut se trouver à
l'étranger déclenche les équipes d'intervention qui
peuvent se trouver n'importe où en Europe. D'ailleurs les industriels
de l'éolien, presque tous étrangers, l'ont dit et répété
au colloque éolien de Caen : " dans l'état actuel des
projets nous n'avons pas l'intention de créer des usines en France
" Par contre ces constructeurs danois, allemands, espagnols,
ont un marché national saturé et il aimeraient trouver des
débouchés nouveaux en France. Il se crée en moyenne
un emploi par MW mais chez le constructeur à l'étranger. Par
exemple fin 2003, 100 MW éoliens tournaient dans l'Aude pour ZERO
emploi permanent.
De plus comme le dit le rapport Burette on achète à prix
d'or des machines danoises, allemandes, espagnoles ou américaines
pour fabriquer des kWh payés très cher en taxant le consommateur
et qu'on revend à bas prix à nos voisins allemands, espagnols,
anglais, etc. avec en plus pour l'Espagne le financement de la ligne THT
qui sert à évacuer le courant vers l'Espagne. C'est une stratégie
perdant-perdant qui ne sert qu'à enrichir les promoteurs et les constructeurs.
La croissance et la balance des paiements en sont gravement affectées
et cela nuit implacablement à l'emploi.
Le retard de la France par rapport à l'Allemagne et à l'Espagne
nous est envié par ces pays qui commencent à se rendent compte
dans quelle impasse ils se sont fourvoyés et ne savent pas comment
s'en sortir. C'est un véritable désastre énergétique,
écologique et économique.
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