Association
"Chambaran sans €olienne Industrielle
(CSEI)"
''Appel
au bon sens'' - janvier 2006
à
destination des décideurs locaux
Après avoir étudié de façon
aussi complète et aussi objective que possible
les projets d'implantation massive d'éoliennes
géantes en Chambaran et Drôme des collines,
l'association CSEI est arrivée aux conclusions
suivantes :
- il n' y a pas d'intérêt général
à développer de tels projets en France
et encore moins en Chambaran,
- Le surcoût pour la société Française,
et plus particulièrement pour chaque usager
EDF est trop important .
- L'impact (paysager notamment) serait très
important en Chambaran et Drôme des collines
: Zone vallonnée, peu ventée, et choix
de machines géantes (125 à 150 m), disposées
sur les crêtes (visibilité maximale).
Les projets d'éoliennes géantes en Chambaran
ne sont donc pas une réponse technique satisfaisante
aux légitimes préoccupations de chacun
pour un approvisionnement électrique au moindre
coût, en minimisant les impacts environnementaux.
Par ailleurs CSEI constate que la zone des chambaran
possède de sérieux atouts pour le développement
d'énergies renouvelables, actuellement sous
exploitées.
En conséquence CSEI émet l'appel au
bon sens suivant :
Arrêt des projets d'éolien industriel
et utilisation d'une partie des sommes libérées
pour développer les actions suivantes :
- Participation active à toutes les actions
contribuant aux économies d'énergies.
- Forte incitation au développement des énergies
renouvelables qui s'intègrent localement et
dont le potentiel local est suffisant .
o Création d'une industrie locale pour l'exploitation
des forêts pour la production de plaquettes
et de granulés de bois pour le chauffage. Le
gisement local est important et permettra de créer
des emplois locaux durables.
o Chauffage solaire pour la production d'eau chaude.
o Géothermie de surface.
- Poursuite des actions visant à développer
le tourisme vert.
1. Les éoliennes géantes ne sont pas
une réponse aux besoins électriques
Français.
.
Compte tenu des moyens de production actuels (la France
exporte en moyenne 15 % de sa production électrique)
les besoins en production électrique Française
sont assurés en base jusqu'en 2015 au moins.
Le seul besoin pour les 10 prochaines années
est de sécuriser la production pendant les
pointes de consommation (en général
quelques heures pour quelques journées d'hiver).
Par principe, un moyen de production basé sur
une ressource non maîtrisable et intermittente
(le vent) ne peut en aucun cas être une réponse
à ce besoin. Par contre plus on installe d'éolien
industriel plus il faut en réguler les variations
par des centrales thermiques et plus on produit de
CO2.
Pour les 10 prochaines années, la production
sera en grande partie assurée par les centrales
nucléaires que personne n'envisage aujourd'hui
d'arrêter avant 40 ans de fonctionnement, c'est
à dire au plus tôt vers 2018 pour la
centrale nucléaire Française la plus
ancienne.
Il est à noter que toute action visant à
développer les économies d'énergie,
va dans le bon sens et renforce encore la position
favorable de la France.
En conclusion
: le formidable battage médiatique autour de
l'éolien industriel ne répond à
aucune logique d'intérêt général
pour la France. Il résulte uniquement d'une
décision idéologique prise par une minorité
qui s'est trouvée en position de forte influence.
Le développement massif et soudain des projets
d'éoliens a débuté en 2003, suite
à l'Arrêté défendu par
le ministre écologiste Cochet et publié
en Juin 2001.
Cet arrêté, de part sa spécificité,
a surpris le monde industriel car il constitue un
précédent unique : obligation d'achat,
à un prix imposé et très fort,
très supérieur au prix du marché,
d'un produit ne correspondant pas au besoin du marché
électrique Français.
La Commission de Régulation de l'Electricité
(CRE), qui a pour mission de veiller au fonctionnement
du marché de l'électricité, dans
l'intérêt des consommateurs, a émis
un avis négatif sur le tarif de reprise de
l'électricité d'origine éolienne
(Communiqué du 22/06/2001), le jugeant beaucoup
trop élevé et source de profits artificiels
et faciles.
Il n'a pas été tenu compte de l'avis
de la CRE, ce qui explique la multitude de projets
actuels, même en zone très faiblement
ventée (Les conditions de rachat obligatoire
sont améliorées pour les sites peu ventés).
Le résultat est l'enrichissement de promoteurs
privés et des constructeurs de machine au dépens
des consommateurs d'électricité français
à travers la CSPE (voir votre facture d'électricité).
De plus, l'éolien industriel ne procure aucun
emploi permanent en France, après réalisation
des travaux lourds d'installation (défrichage
des forêts, terrassement et bétonnage).
Par contre la baisse de valeur des habitations des
riverains et les dommages causés au tourisme
vert en pleine expansion, sont importants et durables.
La taxe professionnelle (qui n'est touché à
taux plein qu'à partir de la 4ème année)
est payée aux 2/3 par le contribuable et l'Etat
réduit en proportion les dotations qui font
vivre les petites communes. C'est donc un leurre.
Les propriétaires loueurs, seuls gagnants apparemment
avec les promoteurs et constructeurs, seront responsable
du démantèlement des machines en cas
de faillite de l'exploitant et s'ils sont défaillants,
ce sera à la commune de payer. Ce n'est pas
les maigres sommes dont le montant est décidé
uniquement par le promoteur qui pourront y suffire.
La preuve, jamais un promoteur n'achète le
terrain et il refuse de prendre une assurance couvrant
le démantèlement (seul moyen valable).
2. Projets en Chambaran et Drôme des collines
On assiste à une véritable ruée
vers l'or en Chambaran et en Drôme des collines
: Environ 70 éoliennes géantes (125
à 150 m).
Projets
Nombre d'éoliennes (1)
Lens Lestang / Le Grand Serre / Lentiol / Hauterives
12 à 20
Montfalcon 5
Saint Clair Sur Galaure 3
Roybon 7 à 15
Montrigaud 15
Montmiral (15) / Saint Antoine (6) 21
Total = Environ 70 Eoliennes
(1) information officielle ou orale (évolutions
possibles)
Association
"Chambaran sans Eolienne Industrielle" (CSEI)
Bulletin N°7 -Février 2006
1. Vie de l'association
- Le cap des 90 adhérents a été
franchi en Février. - Bienvenue aux adhérents
de St Antoine.
- Plus de 500 personnes ont déjà signé
la pétition.
Réunion d'information/Débat du 10
Décembre à Miribel
Au moins 160 personnes, venues des communes de la
Drôme et de l'Isère, se sont retrouvées
samedi 10 Décembre à la salle intercommunale
de Miribel pour assister à la réunion
débat organisée par CSEI.
Après une présentation générale
des projets et la projection du film "L'argent
du Vent II" l'association a lancé le débat
avec l'aide d'Alain Bruguier, Président de
la fédération "Vent de Colère
", qui fédère les quelques 250
associations qui luttent de toute part en France,
contre l'éolien industriel.
La présence des élus locaux, notamment
de J.D Abel, vice président de la Communauté
de commune du Pays de Romans et de Y. Monnery, chef
de projet à la compagnie du vent a permis d'engager
un débat de fond sur les avantages et inconvénients
des projets en Chambaran et Drôme des collines.
Temps forts de la soirée qui résument
les motifs principaux de notre opposition aux projets
:
- Les nombreux témoignages des riverains (dans
le film), qui subissent au quotidien les désagréments
des parcs éoliens en exploitation (saccage
du paysage, bruit, perte de valeur des biens).
- L'intervention d'Alain Bruguier sur l'aspect financier
(" arnaque financière ", " racket
des usagers EDF ") a été très
applaudie dans la salle.
- Compte tenu de l'intermittence de l'éolien,
et de son inadaptation aux besoins électriques
français, un participant dans la salle s'est
interrogé : "cela vaut-il vraiment la
peine de sacrifier une région entière,
pour l'équivalent d'à peine 10 MW de
puissance restituée en continu ? " (puissance
équivalente moyenne pour 36 éoliennes
de 1,5 Mw en projet en Drôme des collines).2.
Projets Roybon - Montfalcon - Saint Clair/Galaure
Participation de CSEI au comité de pilotage
du 06 Décembre :
- Les premiers relevés du mat de mesure installé
à Roybon donnent une vitesse moyenne du vent
de 5,3 m/s à 50 m de hauteur.
- D'après le promoteur, le gisement est exploitable
avec des machines de 125 m de hauteur (diamètre
90 m), car il y aurait un vent moyen à 80 m
de 6,1 m/s (22 km/h).
Le commentaire de CSEI: Les mesures confirment ce
que nous avions annoncés lors des réunions
d'information de Roybon et de Miribel : Le vent est
faible, en limite basse du minimum requis pour la
rentabilité visée par le promoteur.
C'est pourquoi le promoteur prévoit des machines
géantes. Il faut aussi savoir que les sites
peu ventés bénéficient de conditions
d'obligation d'achat de l'électricité
améliorée (le surcoût supplémentaire
est répercuté sur la facture de tous
les usagers EDF).Pour adhérer ou signer la
pétition: contactez le bureau de l'association
3. Projets Montrigaud - Montmiral - Saint Antoine
Participation de CSEI au comité de pilotage
du 25 Janvier :
- Les premières mesures de vent (4 mois de
mesures) ne sont pas communiquées par le promoteur
qui reste confiant.
- Compte rendu sur les premiers résultats de
l'étude de migrations des oiseaux. Sur Montmiral,
dans la nuit du 13 au 14 /10 il est passé 50
000 oiseaux à différentes altitudes
(volume balayé par un radar : D=2,5 Km, h=2
Km). Seize espèces de chauve-souris dont dix
espèces sensibles aux éoliennes et quatre
présentant un fort intérêt patrimonial
ont été identifiées. Il a été
dit en réunion qu'il n'y avait pas de problème
: les oiseaux passent en dessous ou au dessus de la
zone balayée par les pâles (Il faudra
expliquer un peu plus !!).
- La réunion a abordé le partage des
recettes de taxes professionnelles entre les communes
qui subiraient des préjudices.
4. Eoliennes à Beausemblant : C'est parti
?
Drôme Hebdo du 27 Janvier 2006 nous apprend
que la construction des 6 éoliennes de Beausemblant
est accordée, pour une mise en exploitation
fin 2006.
Dans la foulée, le promoteur (VSB) demande
l'extension de son projet :2 machines en plus. C'est
classique : dès lors qu'un parc est accordé,
il devient le point d'ancrage de chantiers plus importants.
Le prochain marché visé par le promoteur
se rapproche de chambaran : 13 machines sur Hauterives
- Le Grand-Serre - Lens Lestang - Lentiol.
5. La position du Président Valéry
Giscard d'Estaing
Le Président Valéry Giscard d'Estaing
s 'est exprimé sur l'éolien industriel
dans sa région. Il a donné son accord
pour communiquer son point de vue.
Nous joignons ci-après deux extraits de sa
lettre adressée au Délégué
de la Ligue Urbaine et Rurale de la Haute Loire. Les
arguments développés, s'appliquent à
notre région :
"L'implantation d'éoliennes dans notre
région répond exclusivement aux puissants
intérêts des lobbies extérieurs.
Ces éoliennes ne créent, comme vous
le savez, aucun emploi et produisent en faible quantité
une électricité non compétitive,
et appelée à le rester. "
" Je souffre, comme vous, des atteintes importantes
portées aux paysages et à l'environnement
de notre belle région. Ces paysages et cet
environnement sont porteurs de son identité,
et constituent, au demeurant, une de ses chances de
développement économique en direction
d'un tourisme de qualité. "
C'est vraiment très bien dit
.
6. Avez-vous vu le reportage du Vendredi 3/02/06
- Journal télévisé de 13 h ?
Des riverains proches d'un parc éoliens témoignent
: saccage paysager (le riverain interviewé
à parlé de "laideur " - Lumières
clignotantes la nuit, perceptible de l'intérieur
de leur maison - perturbation de la réception
TV).
7. Energie : forte implication de notre Président
de la République
Lors des vux 2006 aux forces vives, Jacques
Chirac a largement développé le thème
de l'énergie.
Lisez attentivement. Tout y est, sauf l'éolien
qui n'est jamais cité : Ce n'est pas un hasard,
comme nous le martelons à chaque bulletin,
l'éolien industriel en France et encore plus
en Chambaran est un non sens technique, et économique.
Le seul besoin électrique français est
de sécuriser les périodes de pointe
avec très forte consommation (quelques heures
pour quelques journées d'hiver). Par principe,
l'éolien n'est pas maîtrisable et ne
répond pas à ce besoin.
Discours de Jacques Chirac : "
.La seconde
de nos priorités industrielles, c'est l'énergie.
Le climat et l'après pétrole, sont les
défis du siècle qui s'ouvre. Nous devrons
diviser par quatre nos émissions de gaz à
effet de serre d'ici 2050, c'est inéluctable.
Nous devrons apprendre à nous passer progressivement
de pétrole.
Dans ce domaine, la France a l'ambition d'être
une référence mondiale, car avec ses
entreprises, avec ses infrastructures, avec ses recherches,
elle dispose d'atouts majeurs.
Notre pays est le premier producteur d'énergie
renouvelable en Europe. Grâce à l'hydro-électricité,
grâce au choix du nucléaire, nous émettons
aujourd'hui, par habitant, 40 % de gaz à effet
de serre de moins que la moyenne des pays développés.
Et avec la loi d'orientation sur l'énergie
de juillet dernier, nos grands choix énergétiques
sont clairs. Nous devons maintenant en accélérer
la mise en uvre, afin de préparer l'avenir.
Nous devons d'abord intensifier notre effort pour
économiser l'énergie dans l'habitat.
Et en priorité dans les bâtiments existants,
avec pour objectif de diviser par quatre la consommation
d'énergie d'ici 2050. Un grand programme d'amélioration
de l'habitat a été lancé. Il
doit permettre aux Français d'économiser
l'équivalent de la production annuelle de deux
tranches nucléaires. Les matériaux de
construction les moins performants ne seront plus
proposés à la vente. L'évaluation
des performances énergétiques des logements
vendus est rendue obligatoire. Des incitations sont
mises en place : un crédit d'impôt augmenté
et des financements de la part des grands fournisseurs
d'énergie.
Des programmes de recherche seront engagés
pour construire des bâtiments producteurs nets
d'énergie et améliorer fortement le
rendement des panneaux solaires.
Nous devons réserver l'utilisation du pétrole
aux transports et à la chimie, et développer
le plus possible des substituts, comme la chimie verte.
La production de biocarburants sera multipliée
par cinq d'ici deux ans. D'ici fin 2007, les voitures
des administrations, tout un symbole mais un encouragement
je l'espère, et des établissements publics
devront utiliser un tiers de biocarburants. Nous engagerons
des recherches sur des processus avancés de
production de biocarburant, sur l'utilisation de l'hydrogène
et sur les piles à combustible. Il faut aussi
développer, dans les dix ans, la voiture électrique
à grande autonomie et le diesel hybride. Il
faut également mettre au point les centrales
à charbon propre. Je souhaite que l'Agence
de l'innovation industrielle contribue, dès
cette année, au lancement de ces projets. Et
par ailleurs, la RATP et la SNCF ne devront plus consommer
une goutte de pétrole d'ici 20 ans.
Enfin, il faut préserver notre avance dans
le nucléaire. Nous avons lancé l'EPR
à Flamanville. Et c'est la France qui a été
choisie pour implanter ITER : l'enjeu, c'est la domestication
de l'énergie du soleil à l'horizon de
la fin du siècle. Mais nous devons prendre,
en attendant, de nouvelles initiatives : de nombreux
pays travaillent sur la nouvelle génération
de réacteurs, celle des années 2030-2040,
qui produira moins de déchets et exploitera
mieux les matières fissiles. J'ai décidé
de lancer, dès maintenant, la conception, au
sein du Commissariat à l'énergie atomique,
d'un prototype de réacteur de 4ème génération,
qui devra entrer en service en 2020. Nous y associerons,
naturellement, les partenaires industriels ou internationaux
qui voudraient s'engager.
Etc
"
8. Givre à Ally sur loire
Pendant les périodes de gel, il est dangereux
de se promener autour des éoliennes. Pour preuve,
le site de Ally sur Loire vient d'être interdit
au public en ce début d'année (risque
de chute de glace).