Ils étaient une cinquantaine, devant les grilles de la préfecture,
à dire qu'ils ne veulent décidément pas des éoliennes
dans leur campagne.
Ils l'ont dit au micro. Roland Burrus d'abord, président de l'association
Luçay Terroir préservé et trésorier de la
Fédération nationale des forestiers privés de France.
En lisant un témoignage qui dit combien cette implantation dans
diverses communes causerait plus de désagrément à
tous qu'elle ne rapportait, il a soutenu qu'« on nous dit que
cela va attirer les touristes. On a rarement vu les touristes au pied
d'un mastodonte de fer. Il n'y aura pas de pôle d'attraction ».
Préserver les paysages
On a évoqué « la zizanie dans les villages, la destruction
des paysages au profit de quelques-uns qui auront un peu d'argent :
puisque vous avez pu vivre jusqu'à maintenant sans cet argent,
essayez de continuer, disait encore le message ».
Sophie Fourré, présidente de l'association Vent contraire,
qui réunit les opposants de toutes les communes du secteur, a
également pris le micro pour inviter tous ceux qui souhaitent
soutenir leur démarche « en venant s'exprimer sur le registre
d'enquête publique pendant les trois dernières semaines
», période durant laquelle le délai court encore.
Dans les participants, Anne-Marie Delloye-Thoumyre, n'hésitait
pas à s'exprimer tant au titre de Vieilles Maisons françaises
que du comité de tourisme. « Il faut empêcher cela.
Il nous faut défendre le patrimoine. On prône le tourisme
vert car les gens viennent ici pour voir de vrais villages, authentiques,
avec des églises anciennes, des monuments. On a le devoir de
transmettre tout ce qu'on a connu en l'état. Il faut imaginer
que les éoliennes sont plus hautes que la cathédrale de
Chartres. Il existe d'autres ressources énergétiques à
exploiter dans l'Indre sans défigurer le paysage. » Parmi
les manifestants également, le journaliste de Canal +, Michel
Denisot, propriétaire d'une résidence secondaire à
Heugnes.
Pour Roland Burrus, « ces éoliennes, c'est une vraie bêtise.
Il y a énormément de solutions autres avec les céréales,
les produits ligneux. De plus, s'agissant des nuisances à redouter,
je signale que l'académie de médecine a pris une préconisation
: pas d'éolienne à moins de 1.800 m des habitations à
cause des infrasons. »
De notre rédaction de Châteauroux