Ouest-France
Pays de Loire, mardi 13 décembre 2005, p. 19
Dans l'optique de l'installation d'un parc éolien
dans notre secteur, Gérard Brault, conseiller
général, a organisé une réunion
d'information, avec la participation de Franck Berger
(Agence de l'environnement et de la maîtrise
de l'énergie), Louis Lansade (association Paysages
paysans), Jacques Gérard (horizons vendômois)
et des maires ou représentants des communes
concernées : Villedieu-le-Château, de
Marçon, Dissay-sous-Courcillon, Épeigné-sur-Dême
et Beaumont-sur-Dême. Au total, 22 éoliennes
sont en prévision, réparties sur trois
communautés de communes et deux régions
différentes !
Franck Berger, par sa présentation complète
du parc éolien (mission, technologie, conditions
d'implantation, potentiel des régions...),
a voulu donner un maximum d'informations sur cette
éventuelle implantation, affirmant que «
celle-ci doit se faire en concertation ouverte et
transparence avec le porteur de projet et les collectivités
». Toutes les conditions sont étudiées,
de même que l'évolution du paysage.
Favorable à l'énergie nouvelle, l'association
Paysages paysans relève les côtés
négatifs d'un parc éolien, voulant protéger
le paysage de ce Pays d'art et d'histoire, de la Vallée
du Loir et de la Vallée de la Dême. *«
Ce qui nous inquiète surtout, ce n'est pas
l'éolienne, mais leur nombre ! »,* déclare
Louis Lansade tandis que Jean Leclerc, maire de Beaumont,
explique : *« Notre commune sera la seule à
avoir une vue sur cette forêt de 22 éoliennes
».
Le conseil de Beaumont a rejeté ce projet,
tandis que les autres attendent le résultat
d'étude avant de se prononcer... « Comment
les maires des communes environnantes peuvent accepter
de gâcher la vie de Beaumont, des commerces
et de la vie touristique de notre région ?
» interroge Philippe Delaroche, également
à l'initiative de la réunion.
« Et comment vieilliront-elles ? » s'inquiète
Jean-Luc Combot, 1er adjoint de La Chartre. Certaines
communes semblent attirées par le montant de
la taxe professionnelle proposée (150 000 €),
alors que pour d'autres communes, celle-ci est transformée
en TPU (Taxe professionnelle unique), qui leur rapportera
donc beaucoup moins.